Automutilation

Qu'est ce que l'automutilation ?

La carte 3♠

Automutilation : agir en tant que victime et témoin

La carte 3♠

L'automutilation non suicidaire

L'automutilation non suicidaire se manifeste souvent de la manière suivante :

Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à s'automutiler ?

De nombreuses personnes qui s'automutilent sont en grande détresse ou dans des situations insupportables. Elles souffrent souvent de cette manière pendant un certain temps avant de s'automutiler. L'automutilation peut par exemple être utilisée pour faire retomber le stress, exprimer leur douleur ou échapper à des souvenirs traumatisants. Dans certains cas, c'est leur sentiment de culpabilité qui les pousse à s'infliger une punition.

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Important : la plupart des personnes qui s'automutilent ne cherchent pas à mettre fin à leurs jours. Si le doute se pose, n'hésitez pas à poser la question à la personne.

Tu as des idées suicidaires ? Quelqu'un t'a fait part de ses idées suicidaires ?

L'automutilation est un problème étendu

1/10

jeune

pratiquera l'automutilation à un moment donné

7%

des étudiants

se blessent intentionnellement au moins 5 fois par an

2x

plus souvent

Les filles sont davantage touchées par l'automutilation


Je m'automutile, comment agir ?

Quand tu as envie de te faire mal

Les envies d'automutilation passent après un certain temps. Si tu parviens à les surmonter pendant une certaine période, ce sera plus simple de te retenir après. Pour faire passer ces idées, tu peux :

Il existe des services en ligne. Tu peux contacter la Nightline, service qui te mettra en contact avec des étudiants bénévoles de manière gratuite et anonyme, que tu aies besoin d'aide ou simplement besoin de vider ton sac. Si tu préfères parler à des professionnels, toujours de manière gratuite et anonyme, alors tu peux contacter le 3114.

Nightline Lyon

Nightline Lyon

Service d'écoute nocturne gratuit pour les étudiant·e·s lyonnais·e·s

Téléphone : 04 85 30 00 10

Horaires : Tous les soirs, de 21h à 2h30

Voir le site web
3114

3114

Ligne d'écoute pour te mettre en relation avec des psychologues formés

Téléphone : 3114

Horaires : 24h/24 et 7j/7

Voir le site web

Lorsque l'envie de te faire du mal est passée

Lorsque l'envie est passée et que tu te sens en sécurité, tu peux réfléchir aux points suivants :

Tu ne veux pas arrêter de t'automutiler ?

Tu peux quand même :

Besoin d'en parler ?

Tu n'es pas seul·e et de nombreuses initiatives sont mises en place pour t'écouter et t'aider. Si tu le souhaites, tu peux en parler à des membres de ta famille ou à des amis. Tu peux aussi prendre rendez-vous avec l'infirmière de l'Ecole, et ce même si tu as juste besoin de parler.

Infirmerie

Infirmerie

Infirmerie de Centrale Lyon

Téléphone : Voir les informations

Email : Voir les informations

Horaires : Lundi à jeudi : 7h30 - 15h30, Vendredi : 7h30 - 15h00

Voir les informations

Si tu veux trouver un soutien psychologique sur le long terme, tu peux utiliser les ressources suivantes :


Je suis témoin, comment réagir ?

Les signes à repérer

Si une personne s'automutile, elle peut :

Comment réagir ?

Si vous pensez qu'une personne s'automutile, vous devez en parler avec elle. Faites tout d'abord un point avec vos émotions. Si vous ne vous sentez pas capable d'aborder le sujet, essayez de trouver quelqu'un qui pourra le faire. Cela peut être un·e ami·e ou l'infirmière de Centrale.
Si vous vous sentez à même d'avoir cette conversation, voici quelques étapes à suivre :

Plan d'action pour les Premiers Secours en cas d'automutilation

Comment aider une personne qui a recours à l'automutilation ?

  1. 1

    Approchez la personne

    Trouvez un lieu calme qui vous met à l'aise. Trouvez le bon moment, où vous et la victime êtes disposés à parler.

  2. 2

    Débutez la conversation

    Expliquez directement à la personne que vous craignez qu'elle s'automutile. Montrez que vous êtes prêt·e à l'écouter. Toutefois, gardez en tête que l'automutilation est un sujet très personnel qui peut être difficile à aborder. La personne peut avoir besoin de temps pour le faire. N'exigez pas de parler de sujets que la personne n'est pas prête à aborder.

  3. 3

    Au cours de la conversation

    L'arrêt de l'automutilation ne doit pas être au centre de la conversation. Cherchez plutôt des moyens pour rendre la vie de la personne plus agréable : mettre un terme à l'automutilation est un processus long, qui ne s'accomplit pas du jour au lendemain.

  4. 4

    Exprimez votre inquiétude et écoutez activement

    Signifiez à la personne ce que vous ressentez en faisant usage du « Je » : « Je m'inquiète » et non « Tu m'inquiètes ». Montrez que vous êtes à l'écoute en reprenant ses propos. Réagissez avec calme, sans juger la personne et sans prendre ses sentiments à la légère.

  5. 5

    Offrez votre soutien et votre réconfort

    Faites preuve d'empathie, dites-lui que vous comprenez ce qu'elle ou il vit. Signifiez-lui qu'elle ou il n'est pas seul·e et que vous êtes là pour l'aider.

  6. 6

    Encouragez à aller voir des professionnels

    Par exemple l'infirmière de Centrale, un·e médecin généraliste, un·e psychologue... Si vous devez en parler avec quelqu'un pour sa sécurité, demandez-lui son accord avant. Ne contactez les secours (15 ou 112) que si la blessure est grave. Gardez en tête que la plupart des personnes qui s'automutilent ne souhaitent pas mettre fin à leurs jours.

Ce qu'il faut éviter de faire

Pour aller + loin : la formation PSSM

Les PSSM (Premiers Secours en Santé Mentale) constituent l'aide qui est apportée à une personne touchée par un trouble ou une crise de santé mentale. Les premiers secours sont donnés jusqu'à ce qu'une aide professionnelle puisse être apportée ou jusqu'à ce que la crise soit résolue. Ils sont l'équivalent en santé mentale des gestes de premiers secours qui, eux, apportent une aide physique à la personne en difficulté. Ouverte à toutes et tous, et sans pré-requis, la formation PSSM vise à apprendre à savoir réagir face à une détresse psychique : entrer en contact, soutenir et orienter. La formation est dispensée à Centrale par l'infirmière : si tu es intéressé·e, tu peux la contacter ou voir avec l'association Peer Care.

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Sources : Manuel des Premiers Secours en Santé Mentale pour les jeunes, Portail Santé de l'Université de Lyon, Royal College of Psychiatrists, Unicef.