Cyberharcèlement
Définition
La carte 5♦
Cyberharcèlement : Comprendre et agir

Le cyberharcèlement consiste en des agissements malveillants répétés, dans un cadre public ou restreint, qui peuvent prendre différentes formes : intimidations, insultes, menaces, rumeurs, publication de photos ou vidéos compromettantes, etc. Ils peuvent être le fait d'une seule personne ou de plusieurs individus et se dérouler sur les réseaux sociaux, messageries, forums, blogs, etc. Les conséquences du cyberharcèlement peuvent être dramatiques pour les victimes : dépression, décrochage scolaire ou professionnel, troubles psychologiques ou émotionnels, violence, suicide, etc. Le cyberharcèlement est puni par la loi qui prévoit de lourdes sanctions contre ses auteurs.
Constat
Le cyberharcèlement touche une partie importante de la population étudiante. Des dispositifs comme la charte « Cpas1OPTION » ou le programme PEER CARE existent. Le cyberharcèlement est une forme de harcèlement exercée via des outils numériques : réseaux sociaux, messageries, forums, e-mails, etc. Il s'agit d'attaques répétées visant à humilier, intimider, isoler ou nuire psychologiquement. Reconnu par la loi française (article 222-33-2-2 du Code pénal), il est aggravé en cas de harcèlement en groupe, sur un mineur ou une personne vulnérable, ou s'il pousse la victime à se suicider.
3,7%
des étudiants
ont déclaré avoir été victimes de harcèlement (échantillon de 378 étudiants)
3018
Numéro d'aide
pour les victimes de cyberharcèlement (anonyme et gratuit)
24h/24
Réseaux sociaux
Les attaques peuvent arriver à tout moment, y compris la nuit
Tout le monde peut être concerné par le cyberharcèlement, pas seulement les ados ou influenceurs. Étudiants, membres de BDE ou victimes silencieuses peuvent l'être. Il y a cependant des groupes plus exposés que les autres : personnes LGBTQIA+, racisées, non francophones, femmes, personnes en situation de handicap.
Formes fréquentes
Le cyberharcèlement peut prendre différentes formes, parfois discrètes, mais toujours nuisibles. Voici les situations les plus souvent rencontrées en milieu étudiant.
- Messages insultants ou humiliants à répétition
- Montages ou mèmes moqueurs partagés sans consentement
- Création de faux comptes nuisibles ou usurpation d'identité
- Diffusion de captures d'écran privées
- Propagation de rumeurs ou fausses informations
- Flood sur les réseaux ou plateformes étudiantes
- Commentaires malveillants sur l'apparence, l'orientation, l'origine, le handicap…
- Sondages trolls ou moqueurs
- Exclusion volontaire de groupes ou événements numériques
Tu penses être victime de cyberharcèlement ?
Tu peux vérifier si ce que tu vis correspond à de la cybermalveillance grâce à cet outil du gouvernement.
Idées reçues sur le cyberharcèlement
Ce n'est pas une excuse
Déconstruire les croyances
- 1
« Ce n'est qu'une blague »
L'humour ne doit pas blesser. Le ressenti de la victime est central.
- 2
« C'était privé »
Même en privé, des propos humiliants peuvent constituer un délit.
- 3
« Je n'ai reçu qu'un message »
Même un message isolé peut être puni par la loi (injure, menace, atteinte à la vie privée…), même s'il ne s'agit pas encore de cyberharcèlement.
- 4
« Ce n'est pas grave, ça va passer »
Le cyberharcèlement a des conséquences graves.
Signes d'alerte
Certains comportements ou ressentis peuvent indiquer qu'on est victime de cyberharcèlement. Être attentif à ces signes permet de réagir à temps.
- Messages malveillants reçus régulièrement
- Moqueries ou insultes dans un groupe de discussion
- Exclusion inexpliquée d'un groupe ou d'un événement
- Découverte de contenus moqueurs à son sujet (mèmes, sondages…)
- Stress ou anxiété à l'idée de consulter ses messages
- Modification de son comportement : retrait, silence, évitement
- Troubles du sommeil, de l'alimentation ou de la concentration
De plus, certaines paroles ou actions sont parfois perçues comme « normales » ou banales, mais peuvent pourtant relever du harcèlement. Il est essentiel de ne pas sous-estimer leur impact.
- « C'est juste un mème, détends-toi ! »
- « C'était une blague, t'as pas d'humour ? »
- « C'est pas grave, tout le monde se fait tailler ici. »
Même si l'intention semble légère, ce qui compte, c'est l'effet ressenti par la victime.
Que faire ?
Réagir face au cyberharcèlement
Étapes essentielles pour se protéger
- 1
Ne restez pas isolé.e
Parlez à une personne de confiance. Le silence entretient le harcèlement.
- 2
Collectez les preuves
Captures d'écran, messages, identifiants... nécessaires pour agir.
- 3
Signalez les contenus
Utilisez les outils de signalement pour bloquer ou supprimer les contenus.
- 4
Contactez une structure d'aide
Des dispositifs gratuits et anonymes existent pour vous accompagner.
- 5
Portez plainte si nécessaire
Le cyberharcèlement est puni par la loi, même sans connaître l'identité du harceleur.

3018
Cyberharcèlement, harcèlement scolaire, revenge porn, chantage à la webcam, usurpation d'identité, VSS, exposition à des contenus violents.
Téléphone : 3018
Horaires : 7j/7, de 9h à 23h
Voir le site webComment signaler sur les réseaux sociaux ?
- Instagram : options → signaler.
- Snapchat : appui long → signaler.
- Facebook : options → signaler.
- Twitter/X : icône … → signaler.
- Discord : clic droit + mode développeur → signaler.
Les plateformes peuvent suspendre ou bannir les comptes nuisibles.
Les preuves à conserver
- Captures d'écran avec date et heure.
- Messages, e-mails, commentaires conservés.
- Identifiants de comptes harceleurs (pseudo, lien, URL).
- Témoignages de personnes ayant assisté aux faits.
Tes droits en tant que victime
- Déposer plainte, même sans connaître le harceleur.
- Demander le retrait d'un contenu à une plateforme.
- Contacter la CNIL en cas d'atteinte à la vie privée.
- Être accompagné par un service d'aide ou un référent.
Les responsabilités des plateformes
- Les plateformes doivent proposer un moyen simple de signalement et modérer les contenus.
- Les établissements ont une obligation de prévention et de réaction (charte, référents, procédures internes).
- Le non-respect de ces obligations peut être sanctionné.
Autres aides et ressources

CNAÉ
Ecoute, accompagnement et signalement pour les étudiants
Téléphone : 0800 737 800
Email : cnae@enseignementsup.gouv.fr
Horaires : Lundi à vendredi : 10h à 21h, Samedi : 10h à 14h
Voir le site
Nightline Lyon
Service d'écoute nocturne gratuit pour les étudiant·e·s lyonnais·e·s
Téléphone : 04 85 30 00 10
Horaires : Tous les soirs, de 21h à 2h30
Voir le site webSources : CNAÉ, e-Enfance, Nightline, Ministère de l'Enseignement supérieur, ONPV, Santé publique France

