Discriminations
Qu’est-ce que la discrimination ?
La carte V♥
Discrimination : briser l’injustice ordinaire

La discrimination désigne toute distinction, exclusion ou préférence fondée sur un motif interdit par la loi, qui a pour effet de porter atteinte à l’égalité de traitement. Les motifs prohibés par la loi sont les suivants :
- Origine et lieu de résidence
- Sexe, orientation sexuelle, identité de genre
- Situation de famille ou patronyme
- Grossesse
- Caractéristiques génétiques ou apparence physique, appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, nation, prétendue race ou religion déterminée
- Particulière vulnérabilité résultant de la situation économique
- État de santé, handicap ou perte d'autonomie
- Moeurs
- Âge
- Opinions politiques ou activités syndicales
- Qualité de lanceur d'alerte, de facilitateur ou de personne en lien avec un lanceur d'alerte
- Capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français
En France, la discrimination est un délit. Selon l’article 225-2 du Code pénal, elle est punie de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (portés à 5 ans et 75 000 € si la discrimination a lieu dans un établissement recevant du public ou par une personne dépositaire de l’autorité publique).
En France, la loi protège de nombreux motifs discriminatoires. Tu as des droits. Ce n’est jamais ta faute si quelqu’un te discrimine.
La loi s’applique aussi aux réseaux sociaux : publier, commenter, repartager ou même retweeter des propos discriminatoires est passible des mêmes sanctions pénales. Être derrière un écran ne donne pas le droit d’insulter ou de propager des contenus discriminatoires.
Quelques chiffres récents sur le campus de Centrale Lyon
8,8%
des étudiant·es
déclarent avoir subi une discrimination sur le campus (genre, origine, orientation sexuelle)
17,2%
des étudiants internationaux
sont victimes de discrimination liée à leur origine
11,1% et 6,6%
des femmes et des hommes
déclarent être victimes de discrimination
Beaucoup de personnes discriminées n’en parlent pas ou ne savent pas vers qui se tourner : 87,7% des personnes discriminées ne demandent pas d’aide (92,3% des femmes et 87,0% des hommes). Il existe des dispositifs de signalement, des soutiens psychologiques, juridiques et associatifs, sur le campus, à Lyon ou en ligne.
Contacts en cas de discrimination

Cellule d'écoute
Dispositif d'écoute et d'accompagnement de Centrale Lyon
Email : Voir les informations
Voir les informationsSi tu fais face à une situation de discrimination, n'hésite pas à en parler à quelqu'un de confiance ou à contacter les services compétents. Tu peux suivre l'arbre de décision suivant :

AntiDiscriminations
AntiDiscriminations : site pour les victimes et les témoins
Téléphone : 3928
Horaires : Lundi à vendredi : 9h30 - 19h
Voir le siteTu subis du harcèlement ? Tu es victime d'effet de groupe ou tu as été témoin de discriminations au cours de l'intégration ? N'hésite pas à visiter d'autres pages pour continuer à te renseigner :
Discriminations sexistes
Le sexisme désigne toute inégalité ou violence fondée sur le sexe ou le genre : harcèlement, remarques, violences sexuelles, inégalités d’accès ou de traitement. Il repose sur l’idée qu’un sexe serait supérieur à un autre, ce qui légitime depuis longtemps une hiérarchie entre hommes et femmes. Dès l’enfance, les stéréotypes genrés sont transmis par les jouets, l’école, les médias ou le langage, influençant les comportements, les attentes et les rôles sociaux assignés à chacun·e. Ces représentations peuvent ensuite s’exprimer à travers des discriminations, des micro-agressions ou des violences sexistes. Le sexisme structurel se manifeste aussi dans l’emploi, la politique, la culture ou le sport, par des inégalités de traitement, une invisibilisation des voix féminines ou des discours paternalistes « bienveillants » qui perpétuent les rapports de pouvoir.
Les discriminations sexistes fréquentes et leurs conséquences
- Violences verbales ou sexuelles, harcèlement de rue ou dans les études
- Inégalités de traitement ou d’accès selon le genre
- Pression sociale sur le “rôle de genre” attendu
- Modifications de comportement pour éviter les agressions (se taire, éviter certains lieux, etc.)
Selon le rapport 2024 du Haut Conseil à l’Égalité, 9 femmes sur 10 ont déjà renoncé à certaines actions ou modifié leur comportement pour éviter le sexisme.
Les discriminations sexistes peuvent être accompagnées de violences sexistes et sexuelles : Qu'est-ce qu'une VSS ? Comment réagir ? Si tu te poses ces questions, n'hésite pas à t'informer juste ici :
Tu peux évaluer ta situation avec les différents violentomètres suivants :
Contacts en cas de discrimination sexiste
Arrêtons les violences
Aide au téléphone, en ligne, ou via une association
Téléphone : 3919
Horaires : 24h/24, 7j/7
Accéder au site et au chatIl existe des associations directement à Lyon si tu veux entrer en contact avec des personnes luttant contre les VSS, pour demander des conseils, partager tes expériences ou même pour t'engager !
Tu ne sais pas à qui en parler ? Un·e amie·e, proche, professeur·e : tu peux en parler à une personne en qui tu as confiance. Tu peux aussi aller voir un professionnel. Des ressources à Centrale Lyon ou à l'extérieur sont également disponibles.
Quelques ressources pour aller plus loin
Informations, droits, signalements
Depuis 2023, le 25 janvier marque la Journée nationale contre le sexisme. Instituée par le Haut Conseil à l’Égalité, elle vise à sensibiliser aux comportements sexistes et à mobiliser la société contre toutes les formes d’inégalités.
Discriminations racistes
La carte 8♦
Racisme : la couleur n’est pas une frontière

Les discriminations racistes sont fondées sur l’origine, la nationalité, la couleur de peau, ou des attributs culturels ou religieux. Elles se manifestent parfois par des propos, des exclusions sociales, ou des violences, ou encore des stéréotypes dans les cours, le logement ou même les stages et emplois.
Les discriminations racistes fréquentes et leurs conséquences
- Refus de logement ou hébergement
- Propos ou stéréotypes dans les cours ou au sein du campus
- Discriminations dans l’évaluation ou accès aux stages, emplois
- Isolement ou rejet des pairs, micro-agressions quotidiennes
En France, environ 18 % des personnes de 18-49 ans déclarent avoir subi des traitements inégalitaires ou discriminatoires selon les dernières enquêtes. Ce taux est en hausse par rapport aux années précédentes, surtout parmi les personnes d’origine immigrée.
Contacts en cas de discrimination raciste

SOS racisme - pôle juridique
Contact local pour les discriminations racistes
Téléphone : 01 40 35 36 55
Horaires : Permanences téléphoniques du lundi au vendredi de 10h00 à 13h00 et le mercredi de 10h00 à 18h00
Voir le sitePour aller plus loin
Chaque année, courant mars, a lieu la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, organisée autour du 21 mars, qui est la journée internationale de lutte contre le racisme. De nombreuses initiatives éducatives, associatives et institutionnelles sont proposées à cette occasion partout en France.
Discriminations LGBT-phobes
La carte 9♦
LGBTphobies : aimer ou être soi ne devrait jamais blesser

Les LGBTphobies regroupent plusieurs formes de rejet ou de haine envers les personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. L’homophobie vise les personnes attirées par des individus du même genre ; la lesbophobie désigne les formes spécifiques de rejet ou de sexualisation subies par les femmes lesbiennes ; la biphobie renvoie aux préjugés envers les personnes bisexuelles, souvent accusées d’indécision ou d’infidélité ; la transphobie cible les personnes transgenres ou en questionnement sur leur identité de genre, à travers le refus du prénom d’usage, des moqueries ou des violences. Ces attitudes peuvent s’exprimer dans les milieux scolaire, professionnel, familial, sportif et avoir des conséquences graves sur la santé mentale et le sentiment de sécurité des personnes concernées.
Les discriminations LGBT-phobes fréquentes et leurs conséquences
- Propos ou gestes insultants, humiliants ou stéréotypés
- Rejet ou isolement dans les sphères personnelles, scolaires ou professionnelles
- Violences physiques, menaces ou harcèlement
- Discriminations dans l'accès au logement, aux soins, aux stages ou à l'emploi
- Cyber-harcèlement, outing forcé ou contenus haineux en ligne
- Invisibilisation des identités ou refus de reconnaissance (ex. prénom d’usage, mégenrage)
En France, les enquêtes récentes montrent que les personnes LGBT+ sont encore très exposées aux discriminations, en particulier les jeunes et les personnes transgenres. Les conséquences peuvent être graves : isolement, anxiété, dépression ou difficultés d’accès aux droits.
Contacts en cas de discrimination LGBT-phobe

Centre LGBTI+ Lyon
Espace associatif et ressource locale
Email : contact@centrelgbtilyon.org
Horaires : Accueil & permanences : mardi et mercredi de 17h30 à 19h30, vendredi de 14h à 19h
Voir le sitePour aller plus loin
Chaque année, le 17 mai est la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. De nombreuses initiatives associatives, universitaires et institutionnelles sont organisées pour sensibiliser et promouvoir l’égalité des droits.
Que faire en tant que victime/témoin de discrimination ?
Être confronté·e à une discrimination, que l’on en soit directement victime ou témoin, n’est jamais simple. On peut se sentir choqué·e, impuissant·e ou craindre de mal réagir. Pourtant, il existe toujours des façons d’agir ou de chercher du soutien. Même de petits gestes comptent : parler de ce qui s’est passé, tendre une oreille attentive, ou simplement ne pas laisser la situation dans le silence.
Actions possibles
Quelques étapes pour réagir face à une discrimination
- 1
Soutenir la personne
Ne laisse pas la victime isolée : même une parole bienveillante ou une écoute attentive peut briser le sentiment de solitude.
- 2
Collecter des preuves
Messages, photos, témoignages, dates et lieux : ces éléments sont utiles si la personne souhaite signaler les faits, même anonymement.
- 3
Utiliser les dispositifs internes
Infirmier·e, référent·e égalité, cellule de signalement du CROUS ou de l’établissement : ces relais existent pour accompagner les victimes et les témoins.
- 4
Se tourner vers des services externes
Défenseur des droits, associations spécialisées (SOS Homophobie, LICRA, etc.), lignes d’écoute : tu n’as pas à porter ça seul·e.
- 5
Agir si c’est possible
Quand tu te sens en sécurité, tu peux intervenir directement (ex. dire que ce n’est pas acceptable, détourner l’attention). Si tu ne peux pas, ton soutien en privé est déjà précieux.
Rappelle-toi : tu n’es jamais obligé·e de tout faire seul·e. Le simple fait de ne pas fermer les yeux est déjà un premier pas important. Chacun·e peut agir à son échelle, et ensemble, ces petites actions construisent un environnement plus sûr et respectueux.
Sources: CROUS, Ministry of Higher Education and Research, SOS Homophobie, national surveys, High Council for Equality (2024 report), Service-public.fr, Question Sexualité, Ministry of Education, Fondation Émergence, LICRA, Égalité contre le Racisme, LGBTI+ Centre Lyon












