Harcèlement

Comprendre le harcèlement

La carte R♦

La notion de harcèlement

La carte R♦

Les formes de harcèlement

Le harcèlement est une violence fondée sur des rapports de domination et d'intimidation qui a pour objet ou effet une dégradation des conditions de vie de la victime et un impact sur sa santé physique ou psychique. Le harcèlement qu'il soit sexuel ou moral s'exerce dans toutes les sphères de la vie : sphère privée (dans le couple, en famille ), sphère professionnelle (qu'il y ait un lien hiérarchique ou non), sphère sociale (associatif, sportif, dans la rue, etc.).

Des exemples de harcèlement

Chiffres clés

3,7%

des étudiant·es

ont déclaré avoir été victimes de harcèlement à Centrale.

8/10

Femmes

craignent de sortir seules le soir à cause du harcèlement de rue.

50%

Étudiant·es

connaissent l'existence des dispositifs de signalement à Centrale.

Le cadre législatif

Le harcèlement est un délit, punissable d'1 an de prison et de 15 000€ d'amende. En cas de circonstances aggravantes (harcèlement envers une personne vulnérable, mineure, cyberharcèlement, etc.), les peines peuvent aller jusqu'à 2 ans de prison et 30 000€ d'amende. En cas de harcèlement dans le couple, les peines peuvent aller jusqu'à 3 ans de prison et 45 000€ d'amende.


Le harcèlement de rue

Le harcèlement de rue est une forme de violence sexiste qui se manifeste dans l'espace public. Il peut prendre différentes formes : remarques déplacées, sifflements, gestes obscènes, etc. Ce phénomène touche particulièrement les femmes et les personnes LGBTQIA+.

Les applications utiles

Il existe des applications pour t'aider à te sentir plus en sécurité dans l'espace public :

Le dispositif Angela

Dispositif permettant aux victimes de harcèlement ou d'insécurité dans l'espace public de trouver refuge dans des lieux partenaires (bars, commerces, etc.). Si tu te sens en danger, repère les stickers « Demandez Angela » à l'entrée des commerces et demande « Angela » au personnel du lieu, qui te mettra en sécurité. Il pourra appeler un proche, un taxi ou les forces de l'ordre selon la situation.

Illustration

Je suis victime ou témoin

Si tu es confronté·e à une situation de harcèlement, tu n'es pas seul·e. Tu peux en parler à une personne de confiance, contacter la cellule d'écoute de Centrale, ou utiliser les dispositifs externes ci-dessous. En cas de danger immédiat, appelle le 17 ou le 112.

Cellule d'écoute

Cellule d'écoute

Dispositif d'écoute et d'accompagnement de Centrale Lyon

Email : Voir les informations

Voir les informations
CNAÉ

CNAÉ

Ecoute, accompagnement et signalement pour les étudiants

Téléphone : 0800 737 800

Email : cnae@enseignementsup.gouv.fr

Horaires : Lundi à vendredi : 10h à 21h, Samedi : 10h à 14h

Voir le site

Evaluer ma situation : les violentomètres

Si tu te sens perdu·e face à une situation, tu peux utiliser les violentomètres suivants pour évaluer ta situation et savoir si tu es victime ou témoin de violences et de harcèlement.

Réagir en tant que témoin

La méthode des 5D

Développée par l'ONG Right to Be, la méthode des 5D a été pensée pour aider les témoins à réagir au harcèlement sexiste et sexuel dans l'espace public, et elle peut servir dans plein de situations !

  1. 1

    Distraire

    Adresse toi à la personne qui agresse, demande lui l'heure, pose lui une question... Fais semblant de connaître la victime, propose lui d'aller ailleurs ou de s'asseoir... bref, toute interaction qui serait en mesure de stopper la situation de violence ou de harcèlement

  2. 2

    Déléguer

    Tu peux demander de l'aide à une figure d'autorité (Vigiles, BDE, Peer Care, Bar en soirée, personnels, professeurs ailleurs)

  3. 3

    Documenter

    Tu peux tenter de renseigner un maximum d'indices en cas de témoignage, filmer la scène, en rassemblant le plus d'éléments possibles (date, lieu, heure, etc.), faire des enregistrements audio, des photos, etc. et les donner à la victime par la suite. Ce sera à elle de choisir quoi faire de ces preuves

  4. 4

    Diriger

    Tu peux donner un ordre à la personne qui agresse pour qu'elle stoppe les violences, et utiliser des mots directifs, clairs, nets et précis. Par exemple “Arrête d'insister et éloigne-toi”

  5. 5

    Dialoguer

    Même si tu n'arrive pas à réagir pendant la situation, il est possible de le faire après, en discutant avec la victime, en la rassurant, en lui proposant de l'aide, tout en respectant son espace personnel et sa temporalité.

Tout geste compte : même un petit soutien peut faire une grande différence pour une victime.


Sources : Ministère de l'Éducation nationale, Service Public, Vie Publique, Observatoire VSS, CNAÉ, 3018, App-Elles, UMAY, Demandez Angela, CommentOnSAime, Rapport Qualité de Vie en Etude à l'ECL.