Sexualité & Contraception

Comprendre la contraception

La carte 10♥

Découvrir toutes les méthodes contraceptives

La carte 10♥

La contraception a pour but d’éviter une grossesse non désirée, de permettre à chacun·e de choisir quand et si il ou elle souhaite avoir un enfant. Chaque moyen a ses avantages, ses contraintes et son efficacité, qui dépendent du mode de vie, de la santé et des préférences personnelles.

La contraception peut être féminine, masculine, hormonale ou non hormonale. Certaines se prennent chaque jour, d’autres se posent pour plusieurs années.

Seuls les préservatifs (masculins ou féminins) permettent de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Ils restent donc indispensables pour les rapports sexuels avec de nouveaux partenaires.

Les principales méthodes contraceptives

  • Préservatifs (masculin et féminin) : barrières mécaniques à usage unique, ils empêchent le passage des spermatozoïdes et protègent des IST. Ils sont en vente libre et disponibles gratuitement pour les moins de 26 ans.
  • Pilule contraceptive : comprimé hormonal à prendre chaque jour, elle bloque l’ovulation et rend la muqueuse utérine moins réceptive. Son efficacité dépend de la régularité de la prise.
  • Implant contraceptif : petit bâtonnet placé sous la peau du bras, il diffuse une hormone (un progestatif permettant de supprimer l'ovulation) en continu pendant 3 ans. Invisible et très efficace, il nécessite une pose et un retrait médical.
  • Anneau vaginal : petit dispositif souple à insérer dans le vagin, libérant des hormones (progestatif et œstrogène) pendant 3 semaines avant une semaine d’arrêt. Il se change chaque mois.
  • Patch contraceptif : timbre adhésif posé sur la peau, diffusant des hormones (progestatif et œstrogène) pendant 7 jours. Il se remplace chaque semaine pendant 3 semaines, avec une pause la 4ᵉ.
  • Stérilet (DIU) : petit dispositif placé dans l’utérus par un·e professionnel·le de santé. Le DIU au cuivre empêche une grossesse de s'installer et le cuivre rend les spermatozoïdes inactifs. Le DIU hormonal contient en plus une hormone progestative qui entraîne l'épaississement des sécrétions du col de l'utérus et bloque ainsi le passage des spermatozoïdes. L'efficacité n'est pas réellement différente, le DIU hormonal peut surtout diminuer le volume et la durée des règles ainsi que les contractions douloureuses. Leur durée d'efficacité est de 4 à 10 ans (cuivre), ou de 5 ans (hormonal).
  • Injection contraceptive : réalisée tous les 3 mois par un·e professionnel·le, elle bloque l’ovulation par un apport hormonal continu.
  • Méthodes naturelles : observation du cycle, retrait, calendrier… Ces méthodes nécessitent une grande rigueur et sont beaucoup moins fiables que les autres. Elles peuvent être utilisées par des personnes pour qui la survenue d'une grossesse serait acceptable. Elles ne protègent pas des IST.
  • Contraception d’urgence : en cas de rapport à risque ou d’oubli, la pilule du lendemain peut être prise jusqu’à 3 à 5 jours après, de préférence le plus tôt possible. Elle ne remplace pas une méthode régulière.
  • Vasectomie et ligature des trompes : interventions définitives (ou très difficilement réversibles) visant à empêcher la fécondation. Elles concernent les personnes sûres de leur choix de ne plus avoir d’enfant.

🛡️ Accès gratuit aux préservatifs

Des préservatifs sont disponibles gratuitement à l'infirmerie de Centrale Lyon : n'hésite pas à en demander, c'est confidentiel et sans jugement. Si tu as moins de 26 ans, tu peux également en obtenir gratuitement en pharmacie (internes et externes), sans ordonnance, grâce au dispositif de l'Assurance Maladie.

Comparatif des méthodes contraceptives

MéthodeEfficacité (usage typique)Les +Les -
Préservatif masculin85–98%Protège des IST, en vente libre, immédiatPeut se déchirer, dépend de l’utilisation correcte
Préservatif féminin79–95%Protège des IST, contrôle par la personne qui le porteMoins connu, plus cher, demande de l’habitude
Pilule contraceptive92%Régule les cycles, soulage certaines douleurs de règlesOubli = risque de grossesse, effets hormonaux possibles
Patch ou anneau vaginal91–94%Pas besoin d’y penser chaque jourEffets hormonaux similaires à la pilule
Implant99,9%Discret, efficace 3 ansNécessite une pose médicale, parfois effets secondaires
Stérilet (DIU cuivre ou hormonal)99%Longue durée (3 à 10 ans), sans entretienDouleurs à la pose possibles, pose par un·e professionnel·le
Injection contraceptive94%Une injection tous les 3 moisEffets hormonaux, pas de retour immédiat à la fertilité
Pilule du lendemain58–95%Utilisable après un rapport à risqueMoins efficace si prise tardivement, contraception d’urgence

La responsabilité partagée de la contraception

Parler contraception, c’est aussi parler de liberté de choix et de partage des responsabilités. La contraception n’est pas qu’une affaire de femmes : elle concerne les couples et repose sur la confiance, la communication et le consentement. Les professionnel·le·s de santé (médecin, gynécologue, sage-femme, infirmier·ère, pharmacien·ne) peuvent aider à trouver la méthode la plus adaptée à chaque situation.

Et en cas de grossesse non prévue ?

Parfois, malgré une contraception ou suite à un oubli, une grossesse non prévue peut survenir. Dans ce cas, il est essentiel de savoir que des solutions existent, dont l’interruption volontaire de grossesse (IVG). L’IVG est un droit garanti par la loi, accessible gratuitement et dans la confidentialité. L'accompagnement est réalisé par des professionnel·le·s de santé et des structures d’écoute comme le Planning Familial. Pour mieux comprendre les démarches, les délais et les différents types d’IVG, consulte notre page dédiée :

Pour aller plus loin

Des sites fiables pour développer toutes les thématiques autour de la contracpetion


Vivre sa sexualité

La sexualité fait partie intégrante de la santé et du bien-être. Elle concerne le plaisir, le respect, les émotions, l’intimité et la responsabilité. La sexualité ne se limite pas à la pénétration. Elle englobe un ensemble de pratiques, de désirs et d’expressions du plaisir, seul·e ou à plusieurs. Chacun·e peut explorer sa sexualité à son rythme, selon ses envies et ses limites, dans le respect du consentement mutuel.

La sexualité solo

Le plaisir solo (qui peut regrouper masturbation, caresses, massages, etc.) est une pratique courante et saine : elle permet de mieux connaître son corps, de découvrir ce qui fait du bien, et d’aborder plus sereinement la sexualité à deux. Il n’y a pas de “bonne” ou de “mauvaise” manière de se découvrir.

Cela peut t'aider à te découvrir et à mieux t'accepter, ou juste à te détendre ! Tu peux aussi explorer tes zones érogènes (c'est-à-dire les zones sensibles dont la stimulation peut intensifier ton plaisir sexuel) ce qui te permettra d'avoir un érotisme plus épanoui, seul·e ou non.

Et si le plaisir solo ne t'intéresse pas, c'est aussi parfaitement normal.

Les rapports sans pénétration

Les rapports sans pénétration (caresses, baisers, frottements, échanges oraux, etc.) peuvent être tout aussi intimes et satisfaisants. Ce sont des manières d’exprimer le désir sans forcément prendre de risques liés à une grossesse ou aux IST. Se concentrer sur ces pratiques permet une meilleure communication et enrichit la vie intime.

La sexualité non pénétrative inclut l'excitation des parties génitales sans insertion dans le vagin ou l’anus. Les principales pratiques comprennent :

  • L'Anulingus : Le fait d'embrasser ou de lécher l'anus du ou de la partenaire, l'anus étant une zone érogène très sensible.
  • Le Cunnilingus : Le fait d'utiliser la langue et les lèvres pour lécher ou embrasser la vulve et/ou le clitoris. Le clitoris, étant une zone très sensible, peut être stimulé de manière douce ou rapide, selon les préférences.
  • La fellation : Le fait d'embrasser ou de lécher le pénis et les testicules, le gland étant particulièrement sensible.

Pour le sexe oral sur la vulve (Cunnilingus) ou l’anus (Anulingus), la digue dentaire (ou carré de latex) est l'outil le plus adapté pour se protéger des IST. Elle est fine et préserve les sensations. Lors d'une fellation, il est aussi important de se protéger avec un préservatif.

Et le porno ?

Le porno n’est pas un mode d’emploi : il montre des scénarios souvent irréalistes, centrés sur la performance plutôt que sur le plaisir partagé. Ils peuvent véhiculer des stéréotypes sexistes qui amenènent à considérer la femme comme un « objet sexuel ». L'usage du porno comme source unique d'information peut engendrer un rapport anxiogène au corps et des attentes irréalistes. En vrai, la sexualité repose sur la communication, l’écoute, le respect et le consentement. Personne ne doit se sentir obligé·e de faire ce qu’il ou elle ne souhaite pas.

L’important, c’est d’apprendre à se connaître, à se respecter, et à s’assurer que chaque expérience se déroule dans le consentement mutuel et la bienveillance. Chacun·e a le droit de dire non, de changer d’avis, ou de poser ses limites à tout moment.

Pour découvrir toutes les formes de sexualité

Découvrir d'autres formes de sexualité, se faire accompagner sur le porno ou les pratiques


Parler contraception et sexualité

Tu te poses des questions sur ta sexualité, ton orientation, tes pratiques, ou tu vis une situation particulière (grossesse, IST, IVG…) ? Tu n'es pas seul·e. Des professionnel·le·s formé·e·s sont là pour t'écouter, t'informer et t'accompagner sans jugement, à ton rythme.

Infirmerie

Infirmerie

Infirmerie de Centrale Lyon

Téléphone : Voir les informations

Email : Voir les informations

Horaires : Lundi à jeudi : 7h30 - 15h30, Vendredi : 7h30 - 15h00

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Fil Santé Jeunes

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Anonyme, gratuit et à l'écoute

Téléphone : 0 800 235 236

Horaires : 7j/7, 9h-23h

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Planning Familial

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Orientation, IVG, contraception

Téléphone : 04 78 89 50 61

Email : contact@planningfamilial69.fr

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Posture et réflexes à adopter

  1. 1

    Écouter sans juger

    Laisse la personne s'exprimer librement. Adopte une posture bienveillante, quel que soit le sujet (orientation, contraception, infection, IVG…).

  2. 2

    Respecter l'intimité

    Tout le monde n'a pas envie d'en parler. Sois attentif·ve à la limite entre aider et s'imposer.

  3. 3

    Informer avec des sources fiables

    Redirige vers les bons interlocuteurs : planning familial, médecins, associations étudiantes formées.

  4. 4

    Soutenir sans infantiliser

    Respecte les choix et le rythme de la personne, même si tu ne ferais pas les mêmes.

Sources : Onsexprime.fr, Santé publique France, Planning Familial, QuestionSexualite.fr, ivg.gouv.fr, Comment on s'aime